C'est pas le Pérou !



L’Amérique latine? Un continent qui ne m’a jamais forcément tenté. Trop évident, trop rêvé, pas assez dépaysant. Mais un beau jour il fallait tenter l’aventure d'un nouveau bout du monde. Pourquoi le Pérou ? Sans raison apparente si ce n’est la volonté d’un pays relativement touristique où l'anglais se comprend. Et puis le pays d’Angela avec laquelle j’ai travaillé et dont la bonhomie permanente est bien parvenue à me faire croire que les Péruviens seraient forcément à son image! Enfin…c’était l’un des pays les plus accessibles financièrement, tout au moins pour ce qui est du billet d’avion. J’y allais donc sans rien savoir, sans rien espérer...si ce n’est être surprise! Le Pérou, c’était un peu comme aller voir un film sans en avoir vu la bande annonce.

A l’arrivée à Lima, c’est avant tout la chaleur qui m’assaille. Ah oui, c’est donc vraiment l’été ici ! Parce que ma méconnaissance allait même jusqu’à croire au temps froid des montagnes dans tout le pays. Pourtant sur la côte, il y fait bien 30°. Chaudement débarqués donc, nous découvrons rapidement une ville de Lima toute aussi colorée que bruyante. Une capitale bondée en ce samedi après-midi, dans un état second, après des heures et des heures de vol, à s'amuser de rues classées par thématiques : la rue des librairies, la rue des vendeurs de chiots…

Première rencontre avec les locaux très agréable, celle avec leur boisson locale, l'Inca Cola…beaucoup moins ! Boisson jaune méga chimique emblématique, impossible de ne pas en apercevoir sur toutes les tables des Péruviens qui s’en délectent. De notre côté, nous nous promettons de ne pas renouveler l’expérience, histoire de conserver notre palais pour d'autres boissons plus savoureuses. Le fameux Pisco Sour par exemple, bien plus gouteux!


Le lendemain, le décalage horaire nous permet de nous lever à l'aube et arpenter Lima...vide! Après le petit déjeuner le plus long à servir de toute l'Amérique latine, nous commençons par le centre historique. L'église San Francisco Domingo et son monastère sont splendides. Je découvre le style "Moorish" et retrouve des mosaïques de Séville dans le cloître. Nous nous épuisons à observer cette jolie capitale à travers la Place des Armes, la Casa de la Literatura, l'église et le couvent Los Descalzos. Un couvent bien difficile à atteindre puisque les policiers et les gens sur notre passage tentent de nous en dissuader. Trop dangereux, trop proche des favelas...ce n'est pourtant pas spécialement ce qui s'en dégage.

 

Après quelques jours à Lima et sa proche banlieue, nous filons vers Paracas afin d'arpenter la Réserve nationale de Paracas, une zone protégée située dans la province de Pisco (comme la boisson!). C'est aussi l'accès aux îles dites "Mini Galapagos", lieu de villégiature pour des milliers d'espèces. Une petite ville charmante, en bord de mer, où l'on a pu dévorer également de remarques Ceviche, marinades de fruits de mer, servies froides.


S'ensuit un passage éclair par la ville d'Ica (où l'on ne vend pourtant pas de meubles) et un arrêt à Arequipa, ville emblématique du sud du Perou et entrée pour le Canyon Del Colca, profond de 3400 m, où nous ferons un trek de la mort pendant 2 jours. L'occasion pour nous de voir planer de magnifiques Condors, de presque-mourir-dans-la-boue-parce-que-j'ai-pas-vu-la-grosse-flaque, de presque-mourir-d'épuisement-parce-que-je-n'ai-aucune-condition-physique, de presque-ne-plus-pouvoir-respirer-à-cause-de-l'altitude...mais aussi de découvrir des paysages montagneux sublimes, passer du temps avec un groupe du monde entier et vraiment bien se marrer!

S'ensuit Puno, non loin de la frontière bolivienne, et entrée cette fois-ci du fameux Lac Titicaca, considéré comme le plus grand lac d'Amérique du Sud. Nous y découvrons les îles flottantes d'Uros, du nom du peuple disparu qui les habitait. Aujourd'hui ces îles construites sur des roseaux sont peuplées d'Indiens aymaras de Puno qui y vivent principalement du tourisme. Bien que les visiter est l'occasion d'en savoir plus sur la formation de ces îles, il est tout de même regrettable que l'aspect touristique ait pris largement le dessus.


Qui dit Perou dit Machu Picchu, point culminant du voyage. Ancienne cité inca perchée sur un rocher qui unit les monts Machu Picchu et Huayna Picchun il est difficile de résumer ce que l'on ressent sur le lieu si longtemps oublié de tous et parfaitement préservé. Je ne l'ai pas rêvé et je pensais même l'avoir trop vu en photos. Si les clichés sont fidèles à la beauté du lieu, ils ne donnent pas la mesure de la magie sur place. Malgré l'afflux de touristes, la paix règne en maitre et le Machu Picchu revêt plein de visages, selon le moment de la journée. Magique, qu'il se cache dans un lit de nuages ou est éblouissant grâce à la lumière du soleil. Un immanquable et l'un des lieux les plus beaux qu'il m'a été l'occasion de voir.

La Vallée Sacrée et la ville de Cusco seront notre dernière point de chute. La ville en elle-même regorge de lieux culturels, les alentours font le plein de sites incas et pré-incas. De la couleur, des ruelles charmantes, et une véritable atmosphère malgré la grande part laissée au tourisme. Nous continuons notre dégustation des produits locaux, notamment en testant le "Cuy" (cochon d'Inde) ou de l'Alpaga (sorte de petit lama)...pas toujours à notre goût!



En bref, le Pérou était une expérience nouvelle et inoubliable. Musicale, colorée, charmante. Le moins: le fait de ne pas savoir parler espagnol, ce qui m'aurait permis d'aller plus loin encore. Le plus: avoir maintenant envie de visiter toute l'Amérique latine!

Prochaine destination à programmer très vite : la Bolivie, sans aucun doute.

Festif Portougal & Féérique Bouda-Pecht

Tougaich' wedding


Cet été, les vieux « potes » ont décidé de devenir adultes. Ce n’est pas rien que de voir les étudiants que nous étions il n'y a pas SI longtemps passer devant le maire, et se rendre à l’autel. Et comme Mr FX a décidé de ne rien faire comme tout le monde et d’épouser une Portugaise rencontrée en Arabie Saoudite, j’ai eu la chance de faire un tour dans le pays de naissance de sa dulcinée.

C’est sous un grand soleil et dans une belle chaleur toute estivale que j’ai découvert les villes de Porto et Braga, au Nord du Portugal. Un bref séjour qui ne m’a pas vraiment permis de me fondre dans la culture portugaise mais goûter un tout petit peu au pays de la morue !


D’abord Porto qui m’a immédiatement séduite. Une architecture vieillissante, un vrai charme de l’Europe du Sud. Le tout pourrait paraître un peu sale à bien des égards mais parfois quelques immeubles prêts à s’écrouler donnent une âme à une ville. Puis Braga s'est avérée charmante. La fête a battu son plein dans un lieu idyllique en haut d’une colline près de Braga, pour un vrai mariage de princesse très international. Sofia et FX ont pensé à tout, même à une session de danse traditionnelle, en tout point ou presque identique aux fameuses danses basques (mais les Portugais vous diront que les Basques leur ont volé ). Le lendemain soir, nous avons également assisté à un feu d’artifice unique en son genre dans le village où a grandi Sofia à l’occasion d’une fête locale célébrant une sainte (mais laquelle ?). Le fameux kuduro et plusieurs Ai Si Eu Te Pego étaient évidemment de la partie… immanquables !


Un grand merci aux jeunes mariés pour ce très bel événement et pour m’avoir donné l’occasion de m’intéresser d’un peu plus près à nos voisins les "Tougaiches".

Bouda-Pecht c'est CANON!


Ça faisait un moment que je n’avais pas fait une percée à l’Est et c'est à Budapest que j'ai posé mes valises accompagnée de deux accros aux voyages, Amandine et Martin. Au départ, nous étions plus qu’intéressés par l’accessibilité de la capitale hongroise, qui nous offrait, le temps de quelques jours, l’impression de pouvoir profiter pleinement de la ville sans faire banqueroute.

Commençons par l’idée idiote que j’avais d’un pays où il faisait froid...avec la neige et tout et tout...la Hongrie, je la voyais au Pôle Nord. Mais les températures automnales étaient finalement plutôt douces et nous avons apprécié quelques rayons de soleil perçant la brume dès...14h! Hors saison, « la perle du Danube » est  d’un calme olympien, ce qui n’était pas pour nous déplaire. Globalement, on ne nous avait pas menti sur la marchandise, Boudapecht (prononciation locale) peut devenir féerique quand vient tomber la nuit (et elle tombe très tôt !). Dès lors, les principaux monuments de la ville sont admirablement mis en valeur par leur éclairage et on en prend plein la vue!


La ville se divise en deux, sur la rive « gauche » l’ancienne cité de Buda. Elle abrite un grand nombre de thermes, le Palais Royal auquel on peut accéder via un funiculaire, les musées de l’histoire de Budapest et la Galerie Nationale Hongroise et un Parc des merveilles qui n'a que son nom de merveilleux. Surplombant la ville, la colline du Château offre un panorama « pas dégueu » du tout sur le Danube et sa copine « Pest ». Nous avons également fait un tour dans le Labyrinthe du château de Buda, c'est à dire des grottes un peu effrayantes si Dark Vador est dans les parages (hein Martin ?). Et puis, nous avons bien entendu testé pour vous les bains Gellert qui valent définitivement le détour. Les bains…qui font la renommée de Budapest qui en regorge. Ceux de Gellert sont splendides et nous ont donné l’occasion de faire un tour dans un bain à 36-38° avant de plonger dans un bain glacé (d’ailleurs il y en a un qui y a perdu un pari). 



Nous avions élu domicile dans un super appartement « tropical » (surchauffé) à Pest, non loin du Parlement grâce à Airbnb Extérieurement ou intérieurement, le Parlement est définitivement à voir. De nuit comme de jour, son architecture gothique donne l’impression de grimper jusqu’au ciel et mis à part le fait qu’il soit en travaux, il est juste parfait. A Pest, il y a aussi la si jolie basilique Saint Etienne sur laquelle nous avons pu monter pour découvrir la ville d’un peu plus haut ! Sans oublier la plus grande synagogue en Europe (la deuxième au monde après celle de New-York) en plein quartier juif qui a réussi à survivre aux ravages de la guerre. Enfin, parcequ'on y revient toujours, les bains Szechenyi, parmi les plus grands d'Europe, sont au top. Faire flop dans une baignoire géante extérieure à 8° degrés dehors tout en buvant un coup à l’intérieur c’est quelque chose! Quand nous allons boire un verre pour nous détendre, les Hongrois vont faire trempette. Juste à côté, la place des Héros rend hommage aux pères fondateurs. Belle de nuit, elle est un peu au milieu de nulle part.


En bref, Budapest regorge de monuments plus beaux les uns que les autres, les quelques Hongrois rencontrés étaient très sympas et la gastronomie…nous a…fait rire plus qu’autre chose. Nous avons pu tester le Goulash à plusieurs reprises, plus ou moins épicé, et mangé quelques pâtisseries intriguantes. Enfin…Noël approche à grands pas et nous avons profité du premier jour d’ouverture d’un très beau marché.

Boudapecht à gros coups de Goulash c'est vraiment féérique !


Saint-Barth, l'île des Saint-Barths avant tout!

 « Les privilégiés de ce monde n’aiment probablement rien tant que batifoler aux Antilles. Ces îles paradisiaques sont, disons-le, comme un parc d’attractions géant pour la jet-set. Rien d’étonnant à ce que Saint-Barthélémy ait, entre toutes, les faveurs de ces êtres gâtés par le sort : cette perle aux plages sublimes répond à tous les critères de la villégiature de rêve »

Un descriptif parmi tant d’autres de Saint-Barthélémy, Saint-Barth', cette petite île française non loin de Saint-Martin et joyau des Antilles, que l’on aperçoit dans tant de tabloids du monde entier (non pas que je lise Closer et Public n'est-ce pas ?). Qu’allais-je donc faire là-bas, avec mon sac à dos, et ma défiance à l’égard du luxe et du surfait ?
Il y a Shana ou Julie, une boule d’énergie, pur produit des Antilles, qui a réussi à me persuader que St Barth, c’était bien plus que çà. C'était son île. Il faut croire qu'il y a toujours quelqu’un pour me sortir du droit chemin mais cette nana là a quand même mis plusieurs années pour me convaincre (ou bien mon porte-monnaie). Déjà témoin de son premier mariage Bordelais, il était essentiel que je sois également présente pour la deuxième version, plus familiale, plus dansante, à St Barth.


Me voici donc en partance pour l’île des stars et du bling bling, dans mon avion, à siroter mon premier Ti’ Punch (relativement à mon goût il faut bien le dire). Après un passage par la Guadeloupe, je monte dans le célèbre "coucou" qui nous dépose sur la toute petite île qu’est St Barth (24kms2). Ce petit avion, bien connu pour le prix exhorbitant de son prix pour aller à St Barth mais aussi ses atterrissages. Bondé avec ses…7 personnes…le pilote me propose de passer devant, à la place du co-pilote. Trop heureuse de me retrouver à l’avant du coucou, certains passagers arrivent même à croire que j’ai une quelconque formation en pilotage (oui je sais, peu crédible). Un voyage bien « au chaud» et bien « bruyant », avant une arrivée insolite sur la plage St Jean…ou presque. Un must do à rayer de ma to do list.

La petite vidéo à l’appui :



Je survis (plutôt ravie) à cet atterrissage incroyable pour retrouver ma copine et son mari ! Me voici à Saint Barth après plus d’une dizaine d’heures de vol...il fait très chaud et je ne pense qu'à prendre une douche. Mais je m’y sens aussi un peu seule puisque mon bagage m'a abandonné sur le chemin…Shana m’avait prévenu mais je ne l’ai pas cru. Les deux jours se suivront sans vêtements, sans maillot de bain, sans rien, à la Robinson Crusoé sur une île de stars. Je râle, je trépigne mais le calme olympien des Antillais est inaltérable. Tanpis, c'est avec un maillot de bain trop petit que je plonge dans l'eau translucide, en face de la maison de Papa Shana. Première soirée filles à mon arrivée, habillée en clocharde, je me sens tout à fait à mon aise dans ce club un peu huppé. Heureusement à 1h du mat je suis au lit : je quitte l'ambiance jet-set à cause du jet-lag (j'avoue, je ne suis pas peu fière de ce jeu de mot)

Pour résumé parceque j'écris ce post des lustres après, je passe les dix jours suivants entre plages, snorkeling, balades, sauts de plusieurs mètres, et repas interminables les pieds dans le sable avec Shana et sa famille. Un vrai bonheur, lors duquel je ne peux me lasser de chaque coucher de soleil, chaque soir différent. Des vacances au milieu de la tribu de Shana, ses oncles et tantes, ses cousins et cousines…tous plus chaleureux les uns que les autres. Je m’habitue aux tortues, iguanes et criquets géants sur mon chemin, aux moustiques carnivores aussi, et me délecte des mangues et du rhum des Antilles. Impossible de mettre des mots sur mon séjour à Saint Barth. Je pars généralement loin et reviens souvent avec des photos de lieux classés au Patrimoine de l’Humanité. Mais cette fois ci, l’eau turquoise et les cocotiers n’ont pas vraiment représenté l’essentiel. J’ai découvert un mode de vie où les portes sont grandes ouvertes et où l’on préfère rester des heures dans son hamac plutôt que devant son...ses écrans. Des gens si loin de ceux que je fréquente tous les jours, des gens qui me regonflent à bloc par leur simplicité.

Oui St Barth est une île idyllique, un joyau qui regorge de plages aussi belles les unes que les autres, un lieu de villégiature de stars, mais pas que. Il y a aussi les Saint-Barths, ceux qui y sont nés et y ont fondé leurs familles, ceux qui font de l'île ce qu'elle est.


 

 Saint-Barth, I'll be back !

 

 

Froide Copenhague, Santana Sevilla et Wet Edimborough

Et l’Europe dans tout çà ? C’est bien beau de s’expatrier à l’autre bout du monde et d’être complètement dépaysée pendant plusieurs semaines, la bonne Européenne que je suis (quand ça m’arrange) profite aussi de ses RTT (ou les invente) pour visiter les villes de ses voisins. Trois villes d’Europe, trois personnes qui comptent pour m’accompagner pendant trois week-end improvisés en photos et en fous rires. 

Copenhague en Automne. La ville Danoise est un must, clairement nordique, elle me rappelle la suédoise Stockholm visitée il y a quelques années. Des couleurs d’abord à travers des bâtiments aux tons chauds, des vélos pour le côté écolo, de l’eau pour le romantisme, les fameux Légo pour le loisir, une capitale du design jusque dans ses luminaires, une population charmante tout en retenue, de la bière délicieuse mais une gastronomie réduite. Et puis aussi…le FROID ! Comme toujours, j’ai une nouvelle fois brillé quant à ma capacité à ne pas apporter les vêtements adéquats. C’est donc sous un ciel bleu mais dans un froid polaire qu’Anida et moi-même avons exploré la ville. Un peu déçues par une mini petite sirène, nous avons cependant bu apprécier la belle blonde Carlsberg et sommes restées peu réceptives aux tentatives de Smørrebrød. Le Danemark c’est aussi le concept intraduisible du Hygge, sorte de confort ou bien être qui se matérialise dans des cafés douillets et des rencontres amicales. Un premier essai en terre danoise transformé bien que l’Europe du Nord n’arrive toujours pas à me séduire complètement.

Jolie Séville. Cette année, les cloches de Pâques m’ont poussé jusqu’en Andalousie. L’Andalousie, j’y avais déjà goûté grâce à une découverte de Grenade en 2010. Et comme j’avais alors complètement revu ma copie et décidé d’aimer l’Espagne, je voulais confirmer ces soupçons et confesser que j’avais tort : « L’Espagne est finalement un pays où il fait bon de vivre ».

C’est donc lors des trois derniers jours de la Semaine Sainte, lors desquels les Chrétiens célèbrent la veillée pascale et la Messe de la Résurrection que mon Franco-Andalou préféré m’a fait découvrir son Andalousie chérie. Pas de crainte, je ne vais pas vous décrire un week-end romantique à souhaits cucu la praline. Séville c’était surtout quelques jours fous où les représentants du Ku Klux Clan se baladaient en ville et où notre adaptation au mode de vie espagnol s’est fait presque instantanément.



Par où commencer ? D’abord il ne faisait pas beau. Sauf que Séville quand il ne fait pas beau c’est minimum 20°. Et puis ? La semaine sainte c’est un moment unique pour les Espagnols et j’ai pu découvrir leur ferveur religieuse, habillés de leurs plus belles tenues, défilant jours et nuits aux côtés d’énormes cortèges religieux se glissant on ne sait pas vraiment comment dans des rues étroites. Quoi d’autre ? Des couchers et des levers tardifs, des tapas quotidiennes à toute heure de la journée pour quelques euros seulement accompagnées d’une bière bien fraîche. Du vert aussi grâce à des parcs plus beaux les uns que les autres avec tout de fois un vrai coup de foudre pour la merveilleuse Place d’Espagne. Et nos Européens du Sud dans tout ça ? Adorables. Bon j’avais Gregory comme interprète Andalou particulier donc ça aide mais tout de même. Même si mon guide se perdait régulièrement (mais il vous dira que je mens), je n'ai pas vraiment eu à réfléchir aux lieux à ne pas rater. Les Espagnols ne feignent pas leur bonhomie et prennent le temps…d’être agréables. En bref, Séville j’adorerais y vivre. Juste parce que le ciel bleu et le soleil donnent du baume au cœur. Mais aussi parce que Séville est chaleureuse même quand il ne fait pas 30 degrés.  


L’Ascension…vers Edinburgh. L’Ecosse ça fait un moment que j’en parle. Il a bien fallu 5 ans mais je m’y suis enfin rendue, en passant par Manchester et accompagnée de ma meilleure acolyte de pubs….Shanouille! Bon déjà à la base le plan Manchester-Edinburgh était un peu bancal en si peu de temps. Et puis quand la pluie s’en mêle, ce n’est pas pour arranger les choses. Quatre jours de douche écossaise lors desquels nous avons quand même pu apprécier les bières fraîches locales, une ville magnifique, des habitants roulant les –R attachants, une vraie atmosphère de film d’Harry Potter, du vert vraiment vert et des robes So British. On a adoré le salon de thé version grand-mère, le pub typiquement écossais, les collines tout autour de la ville, les kilts, les gens. On regrette le samedi malades à l’auberge pour Shana et dans le train pour Maïté. On promet d’y retourner rapidement et sortir de la ville. Mais cette fois, sans les parapluies et sacs plastiques!