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Dernier tour à Ho Chi Minh en passant par le Mékong avant un loooooooong périple semé d'embûches vers le Cambodge


Même Tukti n'a pas
réussi à avoir la
banque au téléphone !
Dernière étape vietnamienne, un retour vendredi 7 par la case Ho Chi Minh City, où nous retrouvons VDP et sa famille. Sur le retour, on déjoue une arnaque de notre conducteur de taxi qui prétexte des frais en plus pour nous faire payer le double du prix. On devient des pros à ce jeu là !
Ensuite, nouvelle blague, un peu moins drôle pour le coup, le distributeur HSBC auquel on a demandé des sous a cru bon de garder la carte bleue de Vincent, celle-là même qui nous sert pour tous nos paiements.
On ne parvient pas à appeler la banque tout de suite et devons rapidement prendre notre bus public, rempli de vrais Vietnamiens et aucun touriste. De toute façon, la carte bleue est en sécurité dans le distributeur. Pour faire du bon à notre ego, Tukti ne nous a pas oubliés et nous accueille avec un grand sourire !

Il ne nous reste plus que quelques jours au Vietnam car nous devons retrouver Julia, amie Malaysienne de Maïté, dimanche 16 à Siem Reap, au Cambodge.
Samedi, nouvelle coupure de courant à l’entrepôt de VDP, notre hôte est donc pleinement disponible pour nous emmener à la découverte des tunnels de Cu Chi. Grâce à plus de 200 kilomètres de tunnels, le Viet Cong a pu conservé le contrôle de cette large zone rurale à quelques kilomètres de Saigon, en pleine guerre du Vietnam. Sur place, nous découvrons ces longs couloirs sous-terre, du moins ceux agrandis pour laisser passer les (gros) touristes occidentaux que nous sommes. Il est difficile de s'imaginer que les soldats vietnamiens ont vécu ici pendant des mois vu l'étroitesse du lieu. Nous sommes bluffés par leur ingéniosité mais ne souhaitons pas vraiment rester trop longtemps sous terre en compagnie des chauves souris qui y ont élu domicile. On en vient à devenir franchement claustro en bas !


Maïté et Vincent prennent un pot 6 mètres sous terre avec leurs copains les soldats vietnamiens en cire…
Après un repas végétarien à base de tofu au goût de tout type de viande et de poisson (d’où l’intérêt du végétarien...), nous partons finir l’après-midi au bord du grand lac près de la montagne noire où nous attendons paisiblement le coucher de soleil en dégustant des Cà phê sữa đá (café vietnamien) confortablement installés dans des hamacs.

Le soir, Tuyet nous propose des oeufs de canard avec foetus dedans, spécialité du coin, on préfère faire nos petits joueurs et optons pour des classiques riz et noodles frits.

Dimanche, Maïté parvient à tirer des sous avec sa carte, ouf on ne va pas devoir faire le trottoir de suite pour financer la suite et fin du périple.

Pour le repas du midi, c’est grand luxe. Nous sommes seuls installés dans un resto bateau et laissons Tuyet commander des plats typiquement vietnamiens. On mange bien, beaucoup, tout va bien... jusqu’à que nous voyons la suite arriver ! Un serveur verse un sachet rempli de poissons frétillants dans un gros bouillon de légumes. On s'inquiète: "c'est pour nous ?". Bon ok, ça se passe sûrement souvent exactement de la même façon dans tous les restos, mais habituellement c’est dans la cuisine, on ne voit pas les poissons vivants que nous allons manger quelques minutes plus tard. Nous ouvrons le couvercle du plat, visiblement ils n’ont pas survécu…




Après un temps d’hésitation et sous les encouragements de Tuyet, on s’y attaque. Pour nous ce sera sans tête et queue, à l’inverse de notre hôtesse qui s'en étonne. Et finalement c’est vraiment bon ! Tuyet nous explique le pourquoi du comment du goût inimitable de ce plat. Les poissons ne sont pas lavés, ils sont jetés à même le bouillon après avoir barboté dans les eaux marron-dégueu du Mékong. Pour digérer tout ça, rien de mieux qu'une séance du sport national vietnamien : le karaoké !


Et dans ce sport, on est bien loin du niveau professionnel de VDP, Tuyet, et même de Tukti ! Ils maitrisent parfaitement les classiques vietnamiens au son inimitable. De notre côté, on sort notre plus bel anglais mais on a bien du mal à trouver le ton juste.


Finalement les enfants profitent ensemble de la piscine à boules, sous le regard bienveillant des crocodiles, qui résident quelques mètres plus loin.



Le soir, nous recevons un email de Julia, elle s’est trompée dans les dates, elle sera à Siem Reap du 13 au 16, ça chamboule un peu nos plans et on se demande un peu comment nous allons parvenir à arriver à temps. On doit encore découvrir le delta du Mékong et récupérer la carte bleue de Vincent avant. Nous décidons donc de filer directement à Siem Reap sans arrêt à Phnom Penh.

Lundi, c’est journée HSBC entre coups de fil en France et au Vietnam, aide traduction de VDP, pied de grue à la banque. On ne récupérera pas la carte tout de suite et on ne peut donc pas partir le lendemain pour le Mékong.
Nous quittons à regrets le calme du quartier excentré de VDP et sa famille pour dormir à Ho Chi Minh même, dans le quartier des routards, afin d'attraper un bus ou remplir des formalités. On est censés récupérer jeudi matin la carte de Vincent, nous partirons dans la foulée vers le Cambodge.
Re-nouvelles de la banque, il n’est pas possible de récupérer la carte, re-chamboulement, ce sera Mékong dans la journée de mercredi et bus de nuit dans la foulée pour Siem Reap, que nous atteindrons 13h jeudi.

En attendant, journée repos balade dans HCM, et ciné à 2$ la séance dans une salle quasi vide, on va pas se plaindre même si “Le Touriste”, est loin d’être un chef d’oeuvre. 6 mois qu’on n’est pas allé au ciné, et en plus, ici, on choisit notre place avant d'entrer dans la salle !

Mercredi, c’est Mékong. Au petit matin, nos sautons dans un minibus, c’est un peu beaucoup touristique, mais on s’en doutait. Ceci dit notre guide est plutôt sympa et parle plutôt bien anglais.
Après 2h de bus, nous arrivons au bord du fleuve mythique. Les bateaux en bois de toutes les couleurs sont munis d’yeux qui les protègent sur les flots. On embarque sur un petit bateau pour débarquer sur l'une des nombreuses îles du détroit. Au programme, dégustation de thé au miel, de vin de banane, séance photo avec un python, dégustation de fruits (la sapotille n'a plus de secrets pour nous !), petite démonstration musicale. C’est pas mal, mais pas forcément naturel et spontané.

Y'en a un qui fait beaucoup moins son malin que l'autre…


On embarque ensuite sur des barques (logique nous direz-vous), toutes menées à la force des bras par des Vietnamiennes. L’occasion de se balader dans les rivières encaissées qui serpentent à travers les îles.




Pause suivante dans une fabrique de bonbons à la noix de coco. On nous présente le procédé de fabrication, complètement artisanal, et nous admirons le coup de main des fabricants. Côté goût, c'est très sucré, rapidement écoeurant et ça colle dans les dents. Mais visiblement ça n'empêchera pas des dizaines de touristes d'en acheter plusieurs boites. Nous fidèles à nous-mêmes, on fait nos radins…


Re bateau vers notre resto, on nous avait prévenu, ce seront de petites portions, et … on ne nous a pas menti ! Nous déjeunons avec l'Europe, de l'Italien, du Norvégien et du Polonais dans une ambiance conviviale. Nous embarquons sur des vélos pour s’éloigner un peu et se promener dans les villages. Sur la route, une pause jus de canne à sucre fraîchement préparé dans un bouiboui en dehors du circuit touristique s'impose.


Dernier tour en bateau, et c’est l’heure de retourner à Saïgon.
Notre bus part à minuit, donc il faut bien s’occuper. Ce soir, ce sera Tron Legacy en 3D au cinéma de la veille, toujours aussi désert. Ensuite, commence l’aventure jusqu’à Siem Reap. Sur le papier, nous partons à minuit 30, arrivons 6h plus tard à Phnom Penh, après avoir passé la frontière, changeons de bus, et arrivons 6h plus tard à Siem Reap, porte d’entrée des temples d’Angkor.
De cette façon, Julia et son cousin ne nous attendrons “que” 4-5h et tout roule.
C’était sans compter sur le sens aigu de l’arnaque des voyagistes et compagnies de bus.

Pendant que l'on attend que le bus arrive, un membre de la compagnie nous distribue les formulaires pour le visa et le passage de la frontière. Cool, on gagne du temps.
Avant de rentrer dans le bus, le même salarié revient vers nous et nous demande les papiers et nos passeports. Étonnés, on demande pourquoi. C’est pour faire les visas en bloc à la frontière, il nous dit que ça marche mieux et que c’est plus rapide que par soi-même.
Maïté n’est pas du genre à donner son passeport, et puis ça coûte 25$ au lieu de 22$ quand on le fait soi-même, donc on refuse. Il est étonné, nous met un peu la pression, on ne suit pas. Il nous rend donc l'un des formulaires et garde l’autre, prétextant que c’est un formulaire de la compagnie de bus, et qu’on ne peut pas le garder. Ça nous étonne une nouvelle fois, c’était un papier officiel du royaume du Cambodge, sans aucune mention de bus. Ça nous dérange qu’il garde toutes nos coordonnées écrites ainsi, donc on demande à les récupérer. Il refuse, prétextant qu’il les jettera plus tard. On insiste, auprès de lui, puis auprès de la personne de l’agence qui nous a vendu les billets. Elle finit par accepter de lui récupérer, et revient avec les deux formulaires enroulés. Par précaution, Maïté vérifie, ce sont deux formulaires vierges, ils ont voulu garder ceux contenant toutes nos infos personnelles. On s’énerve un peu, et récupérons les vrais formulaires. La responsable de l'agence s'excuse on ne sait pas vraiment pourquoi, c'est bizarre.

Tellement bizarre, que Tukti n'arrive même plus à se coiffer
On continue de tenter de nous dissuader de le faire par nous même “ça va prendre au moins 2 ou 3h”, “il y a beaucoup de monde aux douanes”, “les agents vont garder vos passeports, c’est plus sûr de le faire avec nous”. Visiblement ça les dérange. On est pas les seuls à refuser, deux autres couples sont de la partie.
Le ton monte une fois installés dans le bus. Les responsables du bus deviennent plus qu’insistants, nous menaçant désormais ouvertement, prétextant qu’ils ne nous attendrons pas après la douane, qu’on va mettre 2 ou 3h et eux beaucoup moins, que c’est très compliqué, qu’il faut absolument qu’on leur rende le formulaire de visa. Ce point fait monter la tension d’autant plus. Cà marche un peu, on commence à avoir peur de se retrouver à la frontière sans bus. Mais ils sont tellement obtus que ça en devient plus que louche. Peut-être veulent-ils profiter de nos formulaires remplis pour lancer nos procédures de visa et nous obliger à les payer ensuite. Toujours est -il qu’ils insistent pour voir notre portefeuille, allant même jusqu’à littéralement se jeter sur celui de Vincent, croyant y voir le formulaire de visa et quasiment déchirer les papiers perso. Heureusement pour nous, on avait mis le formulaire en question dans un autre endroit.

Et oui, grâce à Super Tukti, on les avait cachés dans un pamplemousse !
L’ambiance continue à être très tendue, le personnel nous intimant de partir et de demander remboursement si on n’est pas d’accord avec leurs conditions “faites votre visa vous-même et on ne vous attend pas plus d’une demi-heure à la douane cambodgienne”. C’est plus que tendu, d’autres voyageurs nous présentant un billet de 10$ pour en finir, voulant ne pas partir trop tard. On refuse catégoriquement, certes ça se joue à moins de 10€ mais c’est une question de principe, pas question de passer par ces escrocs. C’est vraiment louche. Le doute est confirmé par un des 2 couples “résistants" qui nous présente l’extrait d’un forum internet sur le sujet  “parfois les personnels de bus vont être très insistants pour absolument faire le visa à votre place, refusez à tout prix, c’est rapide et simple à faire par soi-même".
On finit par partir, avec une heure et demi de retard. On est à 2h de la frontière et nous avons encore 4h de route ensuite.
Surprise pour nous en arrivant à la douane, ça n’ouvre qu’à 6h du matin, on avait visiblement “oublié” de nous le préciser. En clair, ça veut dire qu’au lieu de partir à minuit, de passer la douane à 2h et d’arriver à Phnom Penh à 6h, on part dans la nuit, arrive vers 3h à la frontière, y attend 3h, puis passons la douane à l’ouverture. On s’était bien gardé de nous le dire. Et ça signifie qu’au lieu de 13h comme vendu, nous n’arriverons pas avant 17h à Siem Reap. Évidemment, aucun moyen de contacter Julia qui nous attendra à destination.

Après donc un semblant de nuit sous tension où ne dormons pas vraiment, on finit par atteindre la frontière, ouverte. Les 6 “resquilleurs" que nous sommes descendons quasiment en courant, pas question de rater le bus à la sortie. En une demi-heure, tout est fini, nous rentrons sur le territoire cambodgien, ça nous a coûté 20$ (on a échappé au 2$ supplémentaires demandés discrètement par les douaniers pour “accélérer la procédure") et les gens sont adorables avec nous.

Et personne ne nous a fait de fleur !
Ne reste plus qu’à attendre le bus. Ce qui nous prendra 2 bonnes heures. Visiblement la petite mafia du bus et des douanes a eu quelques difficultés à faire tous les visas. Le fait que plus des 2/3 des sièges du bus soient occupés par des sacs de riz n’a pas du aider non plus. De retour dans le bus, la totalité de nos collègues sont furieux, visiblement ils se sont bien fait avoir à passer par l’arnaque à 25$ et nous sommes largement en retard par leur faute. Certains confirment que "nous avions raison" et de notre côté, pas peu fiers, nous sommes bien moins tendus que ceux restés dans le bus. Ambiance rébellion et révolution, et ce ne sont plus nous les meneurs. Désormais tout le monde s’énerve après les chauffeurs, spécialement quand ceux-ci s’arrêtent presque une demi-heure pour un petit-déjeuner. Ça promet !
On finit par arriver à Phnom Penh à 12h30. On ne sera visiblement pas à Siem Reap dans la demi-heure, à moins de prendre le Concorde, mais il ne vole plus, donc ce sera difficile. Après information, on repart à 13h30 et arrive à 16-17h. Super pour Julia, elle nous attendra donc sans aucune nouvelle de nous pendant plus de 4h.
17h, nous sommes toujours dans le bus et loin d’être arrivés. Renseignement pris, on met bien 6h pour faire la route. On arrivera donc vers 20h. Plus qu’énervés, on se demande simplement pourquoi tout le monde nous a clairement menti toute la journée, ça ne sert à strictement à rien d'autre qu’à nous mettre la rage et nous plomber toute la journée. Au lieu de 12-13h, nous aurons donc mis 20h de périple.

Les routes sont en très mauvais état, on est usés, crevés, énervés, mais absolument ravis à l’idée de retrouver Julia, son cousin, et les célèbres temples d’Angkor, ils ont intérêt à assurer ! Un tuk tuk plus tard qui ne trouve pas notre hôtel et une rechercher à pieds par nous mêmes, nous sommes arrivés ! Place à la douche, au dîner et à la bière fraiche !


On s'est fait Hué après notre réveillon à Hoi An

Nous quittons Nha Trang après une journée mi éveillés mi endormis à travers la ville. A l’arrivée  au petit matin à Hoi An, comme à l’accoutumée, on nous saute dessus pour nous proposer un hôtel bien trop cher pour nous. Mais aujourd’hui, nous sommes le 31 décembre alors on se fait plaisir avec un bel hôtel avec piscine. Bon il n’est pas dans le centre mais l’idée de prendre une bicyclette pour nous y rendre nous plaît assez.


Après un peu de repos et surtout un bon bain chaud - car OUI nous avons même une baignoire dans notre super chambre - nous sommes requinqués pour une nouvelle promenade vietnamienne. Nous partons donc à la découverte de la ville à pieds. Petite pause déjeuner non loin de Français débattant sur le meilleur moyen de “sortir des sentiers battus", en se prenant littéralement la tête pour être - et peut-être aussi plus encore avoir l’air d’etre - de “vrais routards”.  Ce qui nous permet de nous rendre compte que la simplicité du vagabondage dans les rues nous convient parfaitement face à une sophistication du concept de la routardise.
Ces rues qui n’ont d’ailleurs absolument rien d’extraordinaire à première vue : des scooters, du bruit, des restaurants... Nous en venons même à nous demander pourquoi la ville d’Hoi Han a été classée au patrimoine de l’Unesco.


Ah bah oui, en fait, Vincent a du mal à lire la carte, c'est parce qu'on y était pas encore, à la vieille ville. Nous l'atteignons très vite, avec ses rues étroites, ses couleurs jaunes, ses vieilles bâtisses au charme incontestable et ses si nombreux magasins ateliers de textiles - Hoi An est la capitale vietnamienne du textile -.





Difficile de ne pas apprécier Hoi Han, qui s’anime sans trafic exagéré et bruits de klaxons incessants. Nous décidons de ne rien visiter qui inclut un guide et des dongs (monnaie du Vietnam) et nous contentons d’observer la vie des artisans d’Hoi Han. Nous parvenons à ne pas succomber à la tentation de l’achat de vêtements sur mesure pour un rien et ne préparons pas vraiment notre réveillon de la Saint Sylvestre.






  





Un nouvel an à Hoi Han ça donne quoi d’ailleurs ? En début de soirée, alors que nous cherchons le meilleur restaurant (dans le coin à moins de 3 euros), les rues sont bondées. Nous buvons nos verres de bières à 25c en dégustant des spécialités locales : des white roses et tapas-avec-plein-de-trucs-bons-dessus-dont-on-ne-se-souvient-plus-du-nom. Une fois nos estomacs remplis, nous partons pour un dessert dans un autre restaurant et découvrons ces mêmes rues vidées de moitié voire plus. Le seul événement notable est une super soirée organisée pour laquelle il fallait réserver et à coup sur destinée aux Occidentaux. Pour les vietniamiens, le 31 est seulement l’occasion de faire un peu plus d’argent et boire plus de coutume. Leur vraie fête se déroule en février, lorsqu’ils célèbrent le nouvel an chinois.

L’atmosphère plutôt calme de la ville éclairée de quelques illuminations n’a rien de désagréable mais n’attendant pas d’explosion de joie ou de belles bleues ou vertes dans un bouquet final assourdissant à minuit nous rentrons avec nos beaux vélos tout rouillés à l’hotel pour un bain de minuit dans la piscine. Malheureusement notre envie n’est pas de l’avis du personnel qui nous déconseille d’y aller d’un ton plus qu’autoritaire. Finalement nous nous endormirons dans notre chambre de luxe quelques minutes avant minuit ... elle est belle la jeunesse!


Le lendemain, 2011 commence de bien bonne heure puisque nous avons réservé un tour guidé à 8h pour MySon, les plus importantes et vastes ruines de l’empire Cham, elles aussi classées au patrimoine de l’Unesco. Mais avant, première mauvaise nouvelle de l’annee puisque l’ordinateur de Vincent a glissé du lit pendant la nuit alors que nous regardions un film (ou plutôt nous endormions devant un film). Et cette fois-ci, il ne se réveille pas (l’ordinateur, pas Vincent), tout laissant penser que le disque dur est décédé avec nos photos. Évidemment, pour la première fois des 6 mois de voyage, nous ne les avions pas sauvegardées ailleurs. Vincent joue au geek pour tenter de le réanimer la bête en vain et nous partons pour MySon dans une humeur pas franchement à la fête.
Le bus passe encore une bonne heure à s’arreter à tous les hôtels pour se remplir avant de prendre la route vers le site. Sur le chemin, nous apprenons que la visite se termine finalement à 13h30. On nous avait annoncé 12h30, et c’est pour ça que nous l’a faisions, étant donné qu’il fallait qu’on soit à 13h30 pétantes pour attraper un autre bus qui nous mènera à Hué, à quelques centaines de kilomètres plus au nord. Bon, on verra comment ça se passe plus tard...
Les vraies jeeps des vrais GIs !
Arrivés à My Son, nous sommes débarqués dans le magasin de souvenir d’à coté, on est bel et bien des portefeuilles ambulants ! Bon, on finit par se diriger vers le site historique. Des jeeps et un minibus sont censés nous emmener 2km plus haut. Problème, un véhicule est en panne, on nous propose de monter à pied, ou d’attendre pour être repêchés ensuite, on fait nos flemmards, et on commence à en avoir un peu marre des surprises de dernière minute... Dernière du genre, étant donné qu’on a mis près de 2h à venir, et qu’on a encore plus d’une heure pour rentrer, on ne peut passer que... 50 minutes sur place ! Pour le coup, c’est vraiment pas rentable cette histoire...


Allez, maintenant, on arrête de râler, et on profite du site ! Les nombreux restes de bâtiments, datés de plus de 1000 ans, se sont faits petit à petit envahir par la nature. Ils se répartissent sur un vaste espace entrecoupé de rivière et de forets. Les Cham sont apparemment reconnus pour d’intelligentes constructions en briques sans aucun ciment ou joint. Des siècles plus tard, elles sont toujours sur pied !
Cambodge et des temples d’Angkor ? On verra ça dans 2 semaines !


Pendant que Maité prend la pose au milieu des ruines, Vincent révise un peu ses bases de Cham
L’heure du retour vers Hoi An arrive, on attend encore le bus un bon moment, nous inquiétons pour notre autre bus qui ne va pas nous attendre. En bons français, nous râlons. On arrivera finalement juste à temps, plus de peur que de mal. Et puis on est en vacances, c’est pas non plus la mort... mais quand même !

Arrivés à Hué le soir, nous optons pour le premier hôtel que nous trouvons, pas mal, pas cher, sympa et bien placé. Notre fenêtre donne sur des travaux, mais nous sommes samedi, et ils ne travaillent pas le dimanche matin. Pendant que Vincent tache de faire son geek pour essayer de récupérer son disque, Maïté se cultive à coups de Bachelorette et Masterchef... ça fait drôle de retrouver une télé ! Bonnes nouvelles au final, les photos du voyage sont sauvées, et Brian, candidat à Bachelorette a obtenu sa rose à la fin de l'émission.


Le lendemain, il est grand temps de découvrir la ville, notamment la gigantesque citadelle de l'empire Nguyen. Sur le chemin, nous faisons une pause déjeuner près de l'eau, amusés par une patronne vietnamienne balèze en mimiques pour prendre notre commande. On est surpris de découvrir une carte en vietnamien et une autre en anglais qui affichent les mêmes prix et mangeons des plats typiques sans doute cuisinés dans des conditions d'hygiène approximatives (enfin ça, c'est notre estomac qui nous le fera savoir par la suite).

Notre balade dans la ville à la recherche de l'entrée de la citadelle fortifiée (on en fera finalement tout le tour avant de découvrir qu'elle était à 100 mètres de là où on était arrivés) nous permet de découvrir une ville sympathique, aérée, aux bâtiments anciens, aux démonteurs de matériel informatique dans la rue, et aux poubelles assorties à Vincent.




Pour faire bref, l'immense citadelle vaut le coup d'oeil, une sorte de Versailles sans l'or et les glaces, mais avec les dragons et les couleurs chatoyantes en plus. Leur Roi Soleil à eux, il fait partie de la dynastie Nguyen, et c'est un empereur, avec des mandarins répartis sur tout le territoire. La citadelle est une immense ville fortifiée, qui hébergeait jusqu'au milieu du XXè siècle les familles, serviteurs, lieux de vie, de détente et de réceptions officielles de l'Empire. Équipée tout confort, avec théâtre, espace détente et lieux d'enseignements.






Malheureusement une grande partie de ce lieu chargé d'histoire a été détruite par les Français alors on doit se contenter des bâtiments encore debouts, et de ceux qui petit à petit ont la chance d'être rénovés. Histoire d'amuser les touristes, un éléphant se promène même dans le lieu ! C'est déjà l'heure de partir, quelques 11 heures de bus nous attendent pour atteindre la capitale du Vietnam : Hanoi