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Avant de partir, le mont du capitaine Cook et des lacs bien bleuuuuus



Traverser des coins qu'on nous a auparavant déconseillés ("y'a rien à voir là-bas") apporte parfois de bonnes surprises. Ca a été le cas pour notre nuit à Oamaru, point de passage entre Dunedin et le célèbre Mont Cook.
On débarque en fin de journée, suivons une brochure qui nous indique l'auberge Chillawhile. Sur le papier, de l'habituel, auberge sympa, conviviale, internet gratuit (cool !) et prix pas trop chers.
Dans les faits, nous arrivons dans une grande et très vieille maison, reconvertie en petite auberge de jeunesse et galerie d'art. Kelly l'a montée il y a 5 ans et se donne à fond pour faire vivre le lieu. Tout est réuni pour qu'on s'y sente bien. Une chambre double cosy et sympa, de grandes salles de vie remplies d'instruments de musique en tout genre (et de tout âge), de jeux de société et de travaux artistiques. Partout, la maison respire la vie et le bonheur. Manque de pot pour Kelly, nous sommes ce soir les seuls "clients", les 4 autres jeunes présents étant ici en wwoofing, donc à titre gratuit. La faute apparemment au grand tremblement de terre de septembre dernier, qui a détourné les touristes de Christchurch pour les orienter davantage vers Queenstown. En conséquence, ils ne passent plus par Oamaru.


Bon, cela ne mine pas la bonne humeur de Kelly, qui nous encourage à aller essayer d'observer des yellow-eyed penguins, espèce assez rare que l'on peut retrouver ici. A la nuit quasi tombée, nous partons donc en expédition avec les wwoofeurs. Résultat : 4 petits pingouins aux yeux (et au visage) tout jaune, plein de bruits, et une jolie plage.


Vendredi matin, nous quittons Oamaru un peu à regrets. On était bien dans cette auberge d'artistes un peu farfelue, en tant que seuls clients, profitant des conseils de Kelly, propriétaire foncièrement artiste et très sympa. Mais bon, pas le temps, la route est longue jusqu'au Mont Cook et le départ approche. Comme d'habitude ce ne sont pas vraiment les kilomètres qui nous attendent mais des virages encore et encore.

Nous débarquons à Twizel pour une pause sandwich bien méritée et l'envoi en France de quelques babioles accumulées dans nos sacs. Car nous n'avons pas prévu de louer de voiture en Asie mais bel et bien de mettre à l'épreuve nos sacs rebondissant de Décathlon ! Une dame très sympathique se charge de l'envoi mais devant ses hésitations, on doute un peu de l'arrivée de notre colis. Plus qu'à prier !

On nous avait prévenu que le Mont Cook et les lacs Tekapo et Pukaki ont bien moins d'allure sous la pluie et le ciel grisâtre. Malheureusement c'est exactement ce qui nous attend à notre approche de ces lieux clés de l'île du Sud de la Nouvelle-Zélande. On s'inquiétait de ne pas avoir pluie en Nouvelle-Zélande, nous voilà servis ! Nos plans un peu contrariés on attend la fin du déluge pour prendre la route. Malgré le temps peu clément, la chaine montagneuse enneigée est ravissante. Nos photos ne refléteront peut-être pas la beauté du paysage mais nous comptons sur notre mémoire pour s'en souvenir. Très vite, nous découvrons le premier lac, Pukaki, à la couleur incroyable, avec en arrière plan…les montagnes !


Pour être tout à fait sincères, on est à court d'adjectifs pour décrire le bleu du lac, encore différent de ce que nous avions pu voir jusqu'à maintenant. On tentera un bleu glacé, couleur piscine? Une couleur causée par la roche de glaciers qui s'est effritée pour donner du sable qui donne cette couleur à l'eau. Même nos appareils photos n'ont pas parfaitement réussi à en rendre compte alors une seule solution : "google it !" La route continue le long du lac et nous atteignons finalement le lac Tekapo, tout aussi impressionnant.


En fin d'après-midi nous nous rendons à l'observatoire situé en haut du mont John, où nous attend un spectacle superbe : un panorama unique sur toute la chaîne de montagnes. Un peu déçus de ne pas voir l'endroit sous le soleil, nous décidons de rester une nuit dans le coin pour retenter notre chance le lendemain matin avant de retourner sur Christchurch.




Nous trouvons une auberge dans le village de Lake Tekapo, à deux pas du lac. Et…nous faisons bien de rester ! Samedi matin, le soleil est de retour et nous remontons voir ce très cher paysage à l'observatoire après avoir admiré le lac Tekapo d'en bas. Le temps pour Maïté de se rendre compte de la chance que l'on a, car les paysages que l'on voit, ce que l'on vit, c'est tout de même une expérience unique. En plein jour et sous le soleil, une autre ambiance nous attend. Même si le lieu demeure un "must" sous le soleil, Vincent le préfère dans la grisaille et les nuages de la veille.


Deux sensibilités, deux univers artistiques opposés, on n'a pas réussi à se départager entre
le style inimitable de Vincent (à gauche) et la touche si particulière de Maïté (à droite)




En quittant le Mont Cook et ses lacs, nous prenons conscience que la Nouvelle-Zélande, c'est bel et bien fini. Sur la route, nous nous arrêtons à Geraldine, petit village particulièrement animé ce samedi grâce à son mini marché et son concert acoustique. Nous retrouvons ensuite Christchurch pour une session shopping rapide et rendons Kiwibigood aux siens. La séparation avec la Toyota Corrolla est beaucoup plus facile que celle avec Wallibigood, elle n'avait vraiment rien d'une grande !

Notre dernière nuit en Nouvelle-Zélande se fera à l'aéroport, avec d'autres jeunes voyageurs comme nous qui tentent d'économiser là où ils peuvent. Départ 6h du matin le lendemain pour Bali ! Dans nos têtes, la fin de la Nouvelle-Zélande, c'est aussi la vraie fin de l'Australie…on quitte l'Océanie pour l'Asie !

Le restaurant 3 étoiles de l'aéroport de Christchurch et ses magnifiques chambres d'hôtel

Dunedin et péninsule d'Otago


Mercredi en fin d'après-midi nous débarquons à Dunedin, l'une des plus grandes villes du sud de la Nouvelle-Zélande, dont la première colonisation fut écossaise. A première vue une ville plutôt mignonne, avec…de la vieille pierre ! Et la vieille pierre, dès que l'on en trouve en Australie et en Nouvelle-Zélande, c'est un exploit !


A l'auberge, nous sympathisons avec Amandine, une Française partie en Nouvelle-Zélande depuis 11 mois et qui a voyagé autour du pays en faisant du stop et du wwoofing (travailler en échange du logement et de la nourriture). Le lendemain, rendez-vous est pris pour une découverte tous les trois de la péninsule d'Otago.



Une otarie se pavane à nos pieds…


Nous nous promenons tranquillement dans notre belle auto, au rythme des arrêts photos. L'endroit est particulièrement paisible, quelques bateaux attendent de partir en haute mer, embourbés dans la vase. On ne sait pas trop comment mais même la "boue" est belle en Nouvelle-Zélande! Nous montons en haut d'une colline pour admirer une vue imprenable sur la péninsule, entre montagnes, mer turquoise et bancs de sable. Puis c'est à la plage d'Allen que nous trouvons un coin pour pique-niquer. Le lieu est très agréable, entre mer agitée et large étendue de fleurs jaunes. Bon, par contre, il fait encore un peu froid pour se baigner…


Il est déjà l'heure de rentrer car nous devons faire la route jusqu'au Mont Cook. Nous avons une petite frayeur avec la voiture lorsqu'un voyant que l'on connait pas s'allume mais nous avons plus de peur que de mal, il y a seulement un pneu dégonflé. Un rapide tour par la ville pour prendre quelques clichés de la gare et dégoter un nouveau Lonely Planet : Asie du Sud Est, on arrive dans quelques jours !


Les Catlins, une côte, des agneaux, mais pas de côte d'agneau


Les Catlins sont une région assez peu touristique au sud-est du pays, faite de côtes rocheuses et de vallées sans fin peuplées de moutons qui se jettent dans la mer, les vallées, pas les moutons. Nous y arrivons en toute fin de journée mardi soir.

En effet, alors que nous aurions pu dormir 60km plus tôt dans la grande ville d'Invercargill, Vincent préfère partir à la recherche d'une auberge "comme à la ferme" perdue au fin fond de routes de graviers. Après 20km à faire du 4x4 avec Kiwibigood, les appréhensions de Maïté sont balayées d'un trait alors que nous sommes accueillis dans une petite ferme de… moutons (évidemment, nous sommes en Nouvelle-Zélande !) et que nous nous installons dans une chambre (double, s'il vous plaît, même pas un dortoir !) bien douillette à deux pas des agneaux.




Au réveil, mercredi, nous disons au revoir à toutes les petites bébêtes pour nous rendre à Slope Point, le point le plus au sud de la Nouvelle-Zélande (hors Stewart Island). On fait la photo de circonstance, c'est assez amusant de se dire que c'est peut-être le point le plus au sud où nous irons jamais de notre vie, on n'a jamais été aussi proches du Pôle Sud ! … Et ça se voit, enfin,  çà se sent, parce qu'il y a un vent à décorner les bœufs et on part vite se réchauffer dans la voiture !


 On passe la suite de la journée à emprunter de petits chemins en terre le long des côtes accidentées, théâtre notamment de plus grand naufrage de l'histoire du pays. Passage également sur une plage  de Curio Bay, remplie une forêt fossile, on découvre facilement les troncs millénaires piégés dans le sol, assez curieux.




Mais le plus impressionnant, et l'événement de la journée (enfin au moins pour Vincent) s'est déroulé à la toute fin de la balade. Alors que ce dernier dort (ronfle ?) tranquillement sur le siège passager, Maïté s'arrête net. Vincent ouvre les yeux, et se trouve face à un superbe échantillon de "mini vaches", un peu perdues sur cette route de campagne.(Oui, il faudra apprendre le mot "veau" à Vincent, même si "mini vaches" c'est 'achement mignon).

De la taille d'un gros chien, elles sont toutes mimis mais n'ont pas trop l'air de comprendre ce qui leur arrive. Quoi qu'il en soit, Vincent vient de vivre le "plus beau réveil de sa vie", selon ses propres dires !